Cheer For Champions

Sharing is caring

Tous les professionnels de santé ont besoin de votre aide

Le personnel du secteur de l’aide et des soins est aujourd’hui en première ligne dans la lutte contre le coronavirus. Cela mérite vraiment un grand applaudissement. Mais si nous voulons que nos soignants poursuivent leur travail et qu’ils soient là pour prendre soin de nous, y compris après cette crise, nous devons les aider. Cheer for champions souhaite soutenir mentalement et émotionnellement toutes celles et tous ceux qui travaillent sur le terrain. Vous avez jusqu’au 30 juin pour les aider de deux façons : en soutenant un héros ou un organisme de santé.

Soutenez aujourd’hui nos professionnels de l’aide et de la santé en faisant un don. Parce que nous aurons encore besoin d’eux demain !

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Pourquoi

Nos héros ont besoin d’aide

Cheer for champions collecte des fonds pour aider nos héros des établissements de soins et des organismes d’aide à résister mentalement aux crises majeures, aujourd’hui et demain. Pensez aux centaines de milliers de personnes qui permettent aux maisons de repos, aux hôpitaux, aux institutions pour jeunes, etc. de continuer à fonctionner durant cette crise, et qui mettent ainsi en péril leur propre santé.

La nécessité de la résilience mentale et émotionnelle

L’ASBL Coaching for Heroes dispose de pas moins de 200 coachs, psychologues et thérapeutes certifiés, prêts à soutenir de manière concrète notre personnel soignant et caritatif durant cette crise. L’ASBL Coaching for Heroes vient également en aide aux établissements de soins et d’aide plus importants qui disposent de leurs propres psychologues et thérapeutes, si ces derniers ont besoin de faire une pause et s’ils ne peuvent plus répondre seuls aux demandes d’aide.

Une aide concrète grâce à votre don

Grâce à votre don, le personnel du secteur de l’aide et de la santé peut faire appel à un coach de l’ASBL Coaching for Heroes pour les soins de première ligne, de 8 heures à minuit. Grâce aux dons que nous collectons via « Cheer for champions », nous aidons nos héros à lutter contre le stress et les traumatismes auxquels ils sont aujourd’hui confrontés.

Deux manières d’apporter votre soutien

1. Grâce à votre don, vous offrez une aide émotionnelle et mentale à nos héros, qui peuvent faire appel à des coachs certifiés.
2. Vous soutenez l’organisme de soins de votre choix.

Cheer for champions & Coaching For Heroes

Donnez 5 euros
envoyez CHEER 5 au 8686

Cheer for champions & Coaching For Heroes

Centre Philanthropique de la Fondation Pelicano, Rue du Congrès 35, 1000 Bruxelles. Le fournisseur de services déclare prendre en compte les GOF-guidelines. Les mineurs ne peuvent participer sans l’autorisation de leurs parents.

Témoignages

Sofie
Roelandt
Infirmière en chef à l’hôpital de jour, service oncologie, temporairement infirmière en chef d’une unité Covid-19, A.S.Z. Ziekenhuis

Au début de la crise, c’est surtout l'anxiété qui a pris le dessus. Je me sentais paralysée, je me demandais dans quoi nous avions mis les pieds. Tout était nouveau. Quelque part, j’avais la hantise de l’échec, j’avais peur de ne pas y arriver. Un ressenti que partageaient de nombreux collègues. Nous fonctionnions donc à l’adrénaline et une fois à la maison, on pensait : « Bon sang, mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? ». Cela a été très dur et j’ai souvent pensé que je ne tiendrais pas le coup. Mais je suis soigneuse, donc j’ai mis de côté mes craintes et mes doutes. J’essaie de voir le positif et pas le négatif. Je le sais : c'est difficile pour tout le monde et je ne suis pas seule. Je suis soutenue par mon équipe de toujours, ma famille et mes amis. Et les psychologues de l’hôpital pensent aussi à nous ! Cela m’aide à garder le cap.

Rob
De Clerq
Infirmier urgentiste, Hôpital général AZ Jan Palfijn de Gand

C’était à prévoir que nous allions devoir faire de la place pour les patients atteints du coronavirus. On voyait les scènes horribles en Italie, et en tant qu’hôpital, on imaginait bien que le coronavirus allait nous tomber dessus. C’est ce qui a encouragé notre équipe à directement mettre en place des protocoles. Ainsi, notre box de garage a au final été converti en zone corona. Après un shift dans un box corona de ce genre, on ressent quand même un peu la peur. Heureusement, je peux compter sur mes collègues : on se serre vraiment les coudes, parce qu’on se comprend. Tout le monde est dans le même bateau. Les nombreux messages et appels des amis et de la famille me font du bien aussi. Je sens qu’ils réalisent que le personnel soignant est en première ligne du front, et qu’ils voient à présent vraiment bien à quel point notre travail est important. Ça me donne de l’énergie.

Margo
Seynhaeve
Étudiante bénévole dans un poste de tri, à Roulers

En tant qu’étudiante en soins infirmiers, je me suis portée volontaire pour travailler dans un poste de tri. Je n’ai pas peur d’être contaminée, mais bien de ramener le virus à la maison et de contaminer ma famille. Pour mes proches, c’est aussi toute une adaptation : comme je travaille dans ce secteur, ils doivent se montrer eux aussi beaucoup plus prudents. La gratitude des patients : c’est pour cela que je le fais. La reconnaissance de la population me fait également du bien. Je tire énormément de force des applaudissements quotidiens. C’est beau à voir et cela me permet aussi de ressentir que mon travail est apprécié. Même s’il n’est pas simple. Quoi qu'il en soit, cette situation m’a déjà appris qu’il faut profiter de la vie, aussi longtemps qu’elle dure. Car elle peut très vite nous être reprise...

Mieke
Depaemelaere
Coach en oncologie, A.S.Z. Ziekenhuis

Les patients atteints d'un cancer sont déjà très vulnérables. Les contacts personnels doivent par conséquent être maintenus au strict minimum en ce moment. J’essaie donc de leur offrir autant que possible un accompagnement par téléphone, mais cela change totalement ma manière de travailler. Qui plus est, nombreux sont les patients préoccupés par leur traitement. Nous essayons, en tant qu’équipe, de gérer autant que possible ces préoccupations. Sur le plan personnel, les choses ont énormément changé également. Pour moi, il n’est désormais plus évident de faire un câlin à mes enfants. Je ne peux pas contaminer mes enfants, tout comme mes patients. Précisément étant donné le fait que ces derniers sont très vulnérables. Il est une fois de plus très clair que nous avons besoin les uns des autres. Et il est totalement inconcevable pour moi de ne fût-ce que songer à laisser tomber mes patients.

Nicky
Heylen
Accompagnatrice, ASBL Cirkant (aide spéciale à la jeunesse)

Dans l’aide à la jeunesse aussi, on tourne à plein régime. Et on continuera toujours à le faire. Les jeunes ont besoin de nous, surtout maintenant. Ils ne peuvent pas aller chez leurs parents. Les visites sont interdites. Les groupes de vie sont complets. Ça fait des semaines qu’ils passent sans vraiment prendre quelqu’un dans les bras, sans un baiser, sans un câlin, sans un contact… Et personne ne sait quand ça va s’arrêter. Cette incertitude entraîne de la frustration. Puis il y a aussi le sentiment d’insécurité. A-t-on assez de matériel pour nous protéger contre ce virus ? Non. On fait l’aller-retour entre la maison et le travail. C’est d’autant plus de risques d’infection pour ma famille. Et plus de risques de ramener cette saleté au travail. Mais je fais quand même mon boulot, et avec plaisir. Pour les jeunes, mais aussi pour mon équipe.

Pieter
Coucke
Infirmier urgentiste, Hôpital général AZ Jan Palfijn de Gand

Je sais que nous sommes formés et bien entraînés pour gérer l’urgence dans toute situation. Mais le coronavirus ajoute un facteur, un défi complémentaire. Dans un sens, je puise de l’énergie dans ce défi. C’est bien de voir que nous pouvons venir à bout d’une telle situation en équipe, dans le respect des règles. Mais ça implique évidemment pas mal de choses à faire. Du travail à domicile, par exemple : en temps normal, un infirmier n’en a pas. On termine normalement son shift à l’instant où on referme la porte de l’hôpital derrière soi. Mais maintenant, mon travail me suit à la maison : mes soucis m’accompagnent, je dois lire plus d’e-mails qu’en temps normal, avec des mises à jour quotidiennes. Si on ne suit pas ces mises à jour, le jour de travail suivant est tout simplement inabordable.

Maartje
Deschacht
Chef d'équipe, cellule stratégique, UZ Gand

Les gens ont actuellement un grand besoin d’informations, et il est réjouissant de pouvoir répondre à leurs demande. Le centre d’appels interne de notre hôpital fonctionne à plein régime. De nombreuses questions de nos collaborateurs s’adressent directement aux cliniciens et laborantins, mais ces derniers doivent se concentrer pleinement à leurs tâches. C’est pourquoi nous avons mis en place une cellule composée notamment de 3 étudiants en médecine générale. Nous sommes joignables de jour comme de nuit, et répondons à 90% des questions posées. Pour le reste, nous renvoyons vers des spécialistes. Tous les matins, le groupe de travail de l’UZ se réunit et prend des décisions en accord avec les mesures nationales. Grâce à notre cellule, nous veillons à ce que tous nos collaborateurs soient informés. Tout le monde travaille avec beaucoup d’enthousiasme, chacun y donne du sien. Les remerciements provenant de l’extérieur nous apportent un regain d’énergie.

S.
Infirmière aux soins intensifs, Bruxelles

Partout dans l’hôpital, vous ressentez du stress. Stress que nous ramenons chez nous, à la maison. Quand le vrai pic de patients arrivera-t-il ? Va-t-on m’appeler demain pour me réquisitionner en urgence ? Qui va garder mes enfants ? C’est surtout ce sentiment d’incertitude et d’insécurité qui est pénible. Soigner des patients atteints du Covid-19 est physiquement épuisant en raison de l’équipement de protection que nous devons porter. Nous travaillons toute la journée avec une blouse stérile, des gants, un masque et des lunettes de protection. À cause du manque de masques, nous essayons de rester au maximum dans « l’univers du coronavirus ». Cela signifie 3 ou 4 heures sans boire un verre d’eau ni faire une pause pour aller au petit coin. Avec cette crise, j’ai encore plus conscience à quel point mes collègues sont précieux et mon équipe est soudée. Nous nous soutenons les uns les autres. Mais j’espère aussi et surtout que les politiques en tireront des leçons et qu’ils fourniront les efforts demandés.

Fabienne
De Boeck
Médecin coordinateur, CHU Ten Dries

Violente. C’est ainsi que nous résumons en un mot la situation aujourd’hui. À Ten Dries, nous nous occupons d’enfants souffrant de troubles moteurs ou cognitifs. Je m’inquiète pour tous ces enfants qui doivent rester ici 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, sans recevoir une seule visite de leur famille. Je m’inquiète pour nos collaborateurs, à qui nous demandons beaucoup de flexibilité. Mais je m’inquiète avant tout pour tous ces parents qui restent seuls à la maison, et qui doivent s’occuper de leurs enfants. Dans un même temps, je vois qu’ensemble, nous unissons nos forces pour sortir de cette période de crise. Je pense à l’entraide entre collègues, aux parents qui font leur maximum pour aider leurs enfants. Pour moi, ce sont les parents nos héros. Je les applaudis tous les jours.

Carl
Verhaeghe
Assistant-anesthésiste aux soins intensifs, UZ Gand

Les anesthésistes sont formés pour intuber en toute sécurité les patients, afin que la santé des anesthésistes ne soit pas mise en péril. Chaque jour, nous recevons des e-mails et des nouvelles mesures à suivre sur les protocoles à tenir, ce qui impacte grandement le planning. Beaucoup d’assistants doivent aider aux urgences. Il y a aussi davantage de gardes car de nombreux collègues sont contraints de rester à la maison, qu’ils aient ou non le coronavirus. On attend beaucoup de flexibilité de notre part. Nos congés ont par exemple été annulés. Mais personne n’a choisi cette situation, c’est totalement inattendu. Malgré tout, je continue à travailler avec plaisir. En dehors de l’équipement et des gestes barrières, je fais mon travail comme d’habitude et je continue à faire mon travail avec plaisir !

Tina
De Potter
Kinésithérapeute au service gériatrie, AZ Oudenaarde

Je me sens moins en sécurité au travail. Le coronavirus peut se transmettre sans que l’on s’en rende compte. En tant que kinésithérapeute, je dois m'adapter et travailler différemment. Les patients doivent rester dans leur chambre, il n'est donc plus possible de pratiquer des exercices avec du matériel dans la salle de sport. Mais les gens ont besoin de nous. Il y a un grand sentiment de solidarité, à l'hôpital également. J'espère qu'après cette crise, nous nous satisferons tous d’un peu moins. Et que des investissements supplémentaires seront entrepris pour toutes les personnes qui s’impliquent autant actuellement.

Conny
Deleye
Infirmière spécialisée en soins intensifs, AZ Delta – Campus de Roulers

« Nous ne savons pas ce qui nous attend, et c’est angoissant. Il est essentiel de nous protéger. En ce moment, nous sommes très fragiles. Malgré tout, nous restons une équipe soudée et nous formons un front uni. Les collaborateurs d’autres services sont prêts à aider. Mais cela veut dire qu’il faut aussi retourner aux études, avec de la théorie mais aussi de la pratique. Nous devons absolument tirer des enseignements de cette situation. Dans tout le pays, il faut des procédures cohérentes, du matériel et des formations. Si nous devons à nouveau affronter une crise, nous devons être encore mieux préparés. »

Myriam
Haentjes
Pédiatre, Cabinet privé

Je consulte actuellement beaucoup par téléphone, ou par vidéo sur WhatsApp. Le nombre de consultations dans ma spécialité a fortement diminué, ce qui a bien sûr des conséquences sur mes revenus. Mais nous pouvons facturer des honoraires pour les conseils donnés sans que cela ne coûte un centime aux patients. Je fais partie d'un groupe régional de pédiatres, nous voyons des enfants malades dans un conteneur spécialement équipé. Pour cela, nous sommes équipés de vêtements de protection. Nous voyons un patient toutes les 20 minutes, pendant 4 heures d'affilées. Les médecins travaillent souvent en solo, mais nous devons maintenant collaborer davantage avec d'autres prestataires de soins. Cette crise a au moins le mérite de créer des liens entre les médecins et cela devrait perdurer après.

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Nous allons bien sûr continuer à applaudir nos héros. Mais le personnel de nos hôpitaux et centres de soins ont aussi d’urgence besoin d’une aide financière, aujourd’hui comme demain. Montrez-leur votre soutien en mettant cette affiche à votre fenêtre.

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